Transformation intergouvernementale

Mercator International Centre for the Ocean – Une nouvelle organisation intergouvernementale au service du développement et de l’exploitation des systèmes numériques océaniques et des services d’information océanique.

Progress of the International Convention establishing the Intergovernmental Organization

Signature and ratification status of the Mercator International Centre for the Ocean. Hover over a country for details.

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Mis à jour le : 23 septembre 2026

The Convention will enter into force when at least 1/4 of eligible States have ratified, representing together 50% of total financial contributions.

Ratifying Countries

4/31
états
1
4
8
31

Combined Financial Contribution

24,55%/100%
2,47%
24,55%
50%

Découvrez comment Mercator Ocean International évolue vers une nouvelle organisation intergouvernementale, renforçant ainsi sa collaboration avec ses partenaires européens et internationaux afin de faire progresser les systèmes et services numériques dédiés à l’océan au service d’un océan durable.

Lors de la Conférence des Nations unies sur l’Océan, qui s’est tenue à Nice (France) en juin 2025, douze pays européens ont approuvé une déclaration commune exprimant leur volonté de poursuivre leurs travaux en vue de la création du Mercator International Centre for the Ocean. Cette initiative est portée par les gouvernements français et norvégien, premiers signataires de sa Convention internationale.

L’ensemble des États membres de l’Union européenne, ainsi que l’Islande, Monaco, la Norvège et le Royaume-Uni, ont été invités à participer aux discussions afin de convenir des dispositions de la Convention. Ces 31 pays participants au programme Copernicus peuvent désormais choisir d’adhérer à cette nouvelle organisation intergouvernementale (OIG) et de prendre part à une initiative collaborative mondiale visant à développer des systèmes numériques océaniques ainsi que des services publics innovants, fondés sur les meilleures connaissances scientifiques, au service d’un océan durable et de la société dans son ensemble.

Serge Wilmes, ministre luxembourgeois de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité ; Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ; Agnès Pannier-Runacher, ministre française de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche ; Dionysia Theodora Avgerinopoulou, envoyée spéciale du Premier ministre grec pour l’Océan ; Pierre Bahurel ; Annelies Verlinden, ministre belge de la Justice et de la Mer du Nord ; Marianne Sivertsen Næss, ministre norvégienne de la Pêche et de la Politique océanique ; Aldo Drago, professeur d’océanographie au Malta College of Arts, Science & Technology ; Rachele Nocera, ministère italien de l’Université et de la Recherche.

Photographie prise à Nice, le lundi 9 juin 2025. Crédit photo : © ministère français de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’océan joue un rôle majeur dans les cycles mondiaux du climat et de la biodiversité. Il soutient une économie estimée à 2 500 milliards de dollars et contribue à la sécurité alimentaire d’environ 3 milliards de personnes dans le monde. Les systèmes numériques océaniques fournissent des informations essentielles à un large éventail de secteurs : les ressources marines, le climat et la météorologie, l’environnement côtier, la sécurité maritime, la pollution, les opérations navales, les énergies marines, la gestion des espaces marins, les politiques maritimes et l’information du public.

 

  • Des technologies révolutionnaires, telles que l’intelligence artificielle, le Big Data, les prévisions à la demande et pilotées par les utilisateurs, ainsi que les jumeaux numériques, ouvriront de nouvelles perspectives pour la protection de l’océan, le développement durable, l’adaptation au changement climatique, la réduction des risques de catastrophe et la gouvernance internationale des océans.

 

  • Ces nouvelles technologies numériques appliquées à l’océan entraîneront une profonde transformation, tant scientifique que sociétale, de notre manière de produire, partager, exploiter et valider des volumes d’informations sans précédent. Répondre à ces défis nécessite une collaboration et une gouvernance à l’échelle européenne afin de garantir l’accès à des informations océaniques fiables et à une base de connaissances de référence, produites par les systèmes et services numériques océaniques.

 

Pour relever ces défis, une nouvelle organisation intergouvernementale est en cours de création à travers la transformation intergouvernementale de Mercator Ocean International. Elle associera une capacité de coordination de partenariats multinationaux hautement techniques à l’expertise scientifique, technique et opérationnelle nécessaire pour fournir des informations et des services océaniques de rang mondial.

Mission et objectifs

L’organisation intergouvernementale (OIG) a pour mission de :

« Concevoir, développer et exploiter des systèmes numériques océaniques de rang mondial, ainsi que de contribuer au développement d’un Jumeau Numérique de l’Océan, couvrant la physique marine, la biogéochimie et les sciences des écosystèmes, afin de fournir aux États membres et aux instances de gouvernance internationale des océans des services d’information océanique numériques de référence, d’intérêt général. »

Les États membres collaboreront ainsi afin de :

  • Promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine des systèmes numériques océaniques opérationnels, notamment en matière d’intelligence artificielle et de jumeaux numériques.

 

  • Co-développer, maintenir et adapter des outils numériques et fondés sur les données pour l’océanographie opérationnelle (modèles, assimilation de données, analyses, couplage, assemblages et archives de données et d’informations, portails d’accès aux données, plateformes numériques, etc.), ainsi que soutenir les composantes océaniques des modèles du système Terre et des services d’information environnementale.

 

  • Fournir des services opérationnels d’information océanique numérique, scientifiquement validés, sur l’état de l’océan mondial, des mers régionales et des environnements côtiers, notamment au moyen de prévisions, d’indicateurs et d’évaluations des impacts.

 

  • Coopérer avec des organisations nationales, régionales et internationales, telles que l’Union européenne, les Nations Unies ainsi que leurs agences, organes et programmes, et avec l’ensemble des acteurs qui contribuent à cette infrastructure numérique ou en bénéficient.

Une nouvelle organisation intergouvernementale
Fruit de la transformation de Mercator Ocean International

En tant qu’organisation de référence dans le domaine de l’océanographie numérique, Mercator Ocean s’appuie sur un réseau paneuropéen de plusieurs centaines de partenaires et de prestataires, et fournit régulièrement des produits et des services à plus de 100 000 utilisateurs enregistrés dans le monde.

Mercator Ocean International est mandatée par la Commission européenne pour exploiter le Service Copernicus de surveillance du milieu marin (Copernicus Marine Service), co-développer le Jumeau Numérique Européen de l’Océan (EU Digital Twin of the Ocean), mettre en œuvre l’action EU4OceanObs afin de promouvoir les priorités de l’Union européenne au niveau intergouvernemental à travers les actions de coordination mondiale de GEO Blue Planet et du G7 Future of the Seas and Oceans Initiative (FSOI), ainsi que faire progresser les initiatives internationales de renforcement des capacités en Afrique et au Costa Rica dans le cadre des programmes OPERA et OP4CR. Mercator Ocean International accueille également et assure le fonctionnement du Centre Collaboratif de la Décennie pour la Prévision Océanique (OceanPrediction DCC), créé dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable.

Le cadre juridique intergouvernemental permettra à la nouvelle organisation de renforcer sa coopération avec les États et les autres organisations intergouvernementales (OIG), afin de :

  • Agir comme un catalyseur pour une meilleure coordination nationale et un engagement renforcé des parties prenantes contribuant au développement et à l’exploitation des systèmes numériques de l’océan et des services d’information associés.
  • Créer une institution reconnue et de confiance dans le domaine des systèmes numériques de l’océan, capable de fournir l’expertise scientifique et technique nécessaire à l’élaboration d’accords internationaux sur les nouvelles technologies et les normes du numérique appliqué à l’océan.
  • Faciliter les collaborations avec des organisations multilatérales et le système des Nations Unies, en veillant à ce que les systèmes numériques de l’océan et les services opérationnels de prévision océanique soient reconnus, au plus haut niveau, comme des composantes essentielles des systèmes océaniques mondiaux.
  • Rendre la gouvernance de l’organisation responsable devant les États participants à Copernicus, tout en leur permettant de participer pleinement aux délégations confiées par la Commission européenne et d’en tirer pleinement parti.

FEUILLE DE ROUTE DE LA TRANSFORMATION

2022

Le processus de création de l’organisation intergouvernementale (OIG) a été lancé lors du One Ocean Summit par six États initiateurs : la France, l’Italie, la Norvège, l’Espagne, le Royaume-Uni (dont les institutions nationales sont actionnaires de Mercator Ocean International) ainsi que le Portugal.

Octobre 2024

Des discussions et des négociations ont été engagées avec l’ensemble des États participants au programme Copernicus ainsi qu’avec Monaco concernant le projet de Convention. À ce jour, 26 États ont pris part à ces échanges.

Avril 2025

La France accueille à Paris une conférence diplomatique afin de parvenir à un accord final sur la Convention entre l’ensemble des États éligibles.

Juin 2025

Un événement parallèle à la Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC) est coorganisé à Nice par la France, la Grèce, l’Italie, Malte, la Norvège, le Portugal et l’Espagne, à l’occasion de l’édition 2025 de la conférence, afin de célébrer l’avancement du processus de création de l’organisation intergouvernementale et de proposer officiellement la Convention à la signature. Douze États la Belgique, l’Estonie, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, Malte, la Norvège, le Portugal, la Slovénie et l’Espagne ont approuvé une déclaration commune, réaffirmant leur engagement à poursuivre leur collaboration en vue de la création de la nouvelle organisation. Cette initiative est menée par la France et la Norvège, premiers États signataires de la Convention internationale.

À ce jour

La Convention est désormais ouverte à la signature des 30 États participants au programme Copernicus ainsi que de Monaco. Elle sera ensuite soumise aux procédures de ratification prévues par chacun des États signataires. Après son entrée en vigueur, l‘organisation intergouvernementale disposera de toutes les capacités opérationnelles nécessaires pour assurer la mise en œuvre du service Copernicus Marine dans sa troisième phase (2028-2035) et poursuivre les missions qui lui sont confiées, notamment le Jumeau Numérique européen de l’Océan (EU Digital Twin Ocean), EU4OceanObs et OPERA. Cette échéance coïncidera également avec l’achèvement de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. Elle offrira l’opportunité de capitaliser sur les innovations et les partenariats développés au cours de cette Décennie afin de renforcer la mobilisation internationale au service des objectifs de la nouvelle organisation, tout en pérennisant l’héritage en matière de coopération mondiale du Centre collaboratif de la Décennie pour la prévision océanique (OceanPrediction DCC), accueilli par Mercator Ocean International.