OceanEye : l’Europe passe à l’action pour l’océan à la Digital Ocean Week

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Press Contact

Laurence Collet
Corporate Communications & Media Relations, Mercator Ocean International

press@mercator-ocean.fr

Mercator Ocean International et la COI-UNESCO ont signé un accord de coopération, alors que l’initiative OceanEye de la Commission européenne entre dans sa phase de mise en œuvre. 

Bruxelles, 11 juin 2026 – Institutions européennes, États membres et acteurs de l’océan et du spatial se sont réunis hier, lors de la Digital Ocean Week, pour discuter de la mise en œuvre d’OceanEye, l’initiative de la Commission européenne adoptée le 3 juin 2026, qui vise à renforcer le système mondial d’observation de l’océan.   

Dotée d’un investissement initial de 50 millions d’euros pour renforcer le Système mondial d’observation de l’océan (GOOS), OceanEye porte une ambition claire : positionner l’Union européenne comme leader mondial de l’intelligence océanique d’ici 2035, en contribuant à 35 % du système mondial d’observation des océans d’ici à 2035 et en sécurisant 35 % du marché des technologies d’observation des océans. 

 

La communication OceanEye de la Commission identifie Mercator Ocean comme un acteur clé, notamment via la mise en oeuvre du programme Copernicus Marine et son rôle dans le développement du Jumeau Numérique Européen de l’Océan. 

Lors de la Digital Ocean Week, Mercator Ocean International et la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI-UNESCO) ont signé un accord pour renforcer GOOS et mieux intégrer les capacités numériques européennes dans ce dispositif.  

Renforcer l’observation mondiale de l’océan 

Le Système mondial d’observation de l’océan (GOOS), coordonné par la COI-UNESCO, est un outil clé pour la prévision météorologique, la recherche climatique et la sécurité maritime. Il s’appuie sur un réseau d’instruments — flotteurs, bouées, planeurs sous-marins et drones — qui assurent un suivi continu de l’océan et fournissent des données indispensables pour comprendre les évolutions climatiques, protéger les écosystèmes marins et soutenir une économie bleue durable. 

L’accord signé hier renforce la coopération entre Mercator Ocean International et la COI-UNESCO afin d’améliorer ce système, d’en identifier les lacunes et de mieux orienter les investissements. Il vise aussi à mieux exploiter les complémentarités entre satellites, capteurs en mer et infrastructures numériques, pour fournir des informations plus utiles aux décideurs publics, aux acteurs économiques et au grand public. 

L’intelligence océanique européenne au cœur d’OceanEye 

OceanEye s’appuie sur des capacités européennes déjà parmi les plus avancées au monde. Le programme Copernicus Marine, le réseau européen d’observation et de données du milieu marin EMODnet, le Jumeau Numérique Européen de l’Océan, ainsi que les systèmes satellitaires de l’ESA et d’EUMETSAT constituent la base opérationnelle de l’initiative. 

Au cours de l’événement, plusieurs députés européens ont plaidé pour la création d’un « budget bleu » dans le cadre financier pluriannuel 2028-2034, afin d’assurer un financement pérenne de ces infrastructures. Les États membres présents – la France, Malte, le Portugal et la Suède -ont souligné la nécessité de mieux coordonner leurs contributions nationales. 

Vers une organisation intergouvernementale pour l’Océan numérique 

Cet accord intervient alors que Mercator Ocean International poursuit sa transformation en organisation intergouvernementale, sous le nom de Mercator International Centre for the Ocean. 

Dans sa communication OceanEye, la Commission européenne estime que “cette évolution est essentielle pour garantir une gouvernance partagée et une stabilité à long terme, à la mesure du rôle stratégique de l’organisation dans OceanEye.”  

À terme, les États membres seront directement associés à la gouvernance des services européens d’océan numérique et de prévision océanique, afin d’en garantir la fiabilité, l’indépendance et l’orientation vers l’intérêt général. 

Déclarations 

Costas Kadis, Commissaire à la pêche et aux océans: « OceanEye porte une vision claire et des propositions concrètes pour transformer notre manière d’observer et de comprendre l’océan. Pour en exploiter pleinement le potentiel, nous devons agir collectivement. C’est une occasion unique de démontrer le leadership européen face à ce défi mondial. Je suis très heureux de participer à la Digital Ocean Week, qui rassemble la communauté de l’océan pour faire avancer nos ambitions européennes. » 

Andrius Kubilius, commissaire à la Défense et à l’Espace : « L’espace est le point d’observation par excellence pour observer et comprendre notre planète et ses océans. Le programme européen Copernicus donne à OceanEye les moyens de protéger les écosystèmes marins, d’assurer la surveillance maritime et de garantir l’autonomie stratégique de l’Europe. »  

Vidar Helgesen, secrétaire exécutif de la COI-UNESCO : « Renforcer le système mondial d’observation de l’océan n’est pas seulement un enjeu scientifique, c’est un enjeu de gouvernance. Nous avons besoin d’un système que les États puissent soutenir dans la durée, ce qui suppose une coopération beaucoup plus étroite avec les gouvernements. Ce nouveau partenariat avec Mercator Ocean, alors que l’organisation devient intergouvernementale, permettra de bâtir un dispositif plus cohérent, durable et aligné sur les priorités des États membres. En retour, Mercator Ocean et le Jumeau numérique de l’océan dépendent étroitement des données d’observation. » 

Pierre Bahurel, directeur général de Mercator Ocean International : «  OceanEye marque une étape importante dans l’engagement de l’Europe en faveur de l’océan. En travaillant en étroite collaboration avec la COIUNESCO et le GOOS, Mercator Ocean fera de l’océan numérique européen – du programme Copernicus Marine au Jumeau numérique européen de l’Océan – une contribution concrète à OceanEye, ainsi qu’à un système plus robuste et partagé pour observer et comprendre l’océan. » 

Christophe Clergeau, député européen et président de l’intergroupe SEArica : « L’observation de l’océan doit devenir un pilier des politiques publiques européennes. Le prochain budget devra refléter cette ambition. »